LONDRES, NOVEMBER
Londres. Capitale de l'Angleterre. Siège d'attention de toutes les antennes de tv du monde depuis quelques jours. La source de cet engouement ? Des vidéos circulantes sur youtube : un homme assassinant et éventrant des prostituées. Tout n'est qu'une question de temps avant la prochaine victime ...


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Hanne Andersen vient de passer modératrice ! On lui dit tous gg pour sa promotion parmi les staff o/

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Icarus [ Ft. Leopold ]

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Lun 9 Juil - 21:24
IcarusAnd if I jump off the roof tonight
Will I fly like Icarus ?
(I hope I'll fall like Icarus)
06 / 07 / 2018

Ich bin Joah Andersen.
Ich bin 26 Jahre alt.
Ich renne weg.
Bitte erzähl es niemandem.

Sie sind übrigens in London.


Translation:
 



Ton regard accroche l’écriture impeccable laissée par le stylo bille de l’hôtel bon marché, avant d’activer ce dernier dans un clic sonore. Le mécanisme est-il rouillé ? Au vue de l’humidité de ce pays, cela ne t’étonnerait pas… est-ce seulement du fer ? Tu t’apprêtes à démonter l’objet pour en être certaine, avant de te souvenir de ton intention première. Oui. Noter. Le lieu, le moment présent, ce que tu n’as pas encore oublié. Tu es donc à Londres. Du moins, le toi lucide d’hier te le précise. Tu fuies. Personne ne doit savoir. Tu viens de tirer les rideaux de la chambre miteuse, observant de ton regard un peu trop vide les environs. Pas de danger immédiat… pourtant, il pourrait bientôt arriver, tu le sais. Ou bien l’autre ne tardera pas à se manifester…

Un regard à la bague restée sur ton doigt. Le rubis étincelant capte un instant un éclat du soleil, t’aveuglant. Tu plisses les yeux. Prenant le stylo bleu, en positionnant la mine juste au-dessus de la nouvelle page, vierge.


07 / 07 / 2018

Sechster Versuch heute. Das letzte Mal hat er mich nicht gehen lassen.
Ich werde von höher springen.
Er sollte logischerweise keine Ausnahme von der Physik sein.

Wann wird er mich töten? Nimm meine Seele ?
Ich bin mir nicht sicher, ob es mich interessiert.
Ich fühle mich
Damit
Leer.


Translation:
 


Ton regard vidé de tout éclat depuis un bout de temps déjà se porte sur les rideaux. Ces derniers sont entrouverts, malgré tes tentatives répétées. La personne les ayant posés n’était clairement pas une perfectionniste… après dix minutes passées à fixer ces putains de rideaux, tu en détaches finalement ton regard, le portant sur la main ornée de cette bague à la pierre rouge comme ta propre hémoglobine. Ton regard remonte, jusqu’aux traces de coups sur tes phalanges, les hématomes naissants, et puis les traces circulaires, identiques sur tes deux poignets. Tu n’es plus restreinte, mais ces dernières sont encore rosées. Récentes.

Est-ce qu’il va te retrouver ? Venir te chercher ?
A moins que ce ne soit tes pairs qui viennent avant lui.
Tu l’as bien vu, ton visage dans la presse. Sur les écrans. Les revues scientifiques. Disparition, enlèvement, suicide ? Personne ne sait. Sauf Samuel. Et toi. C’est déjà beaucoup trop.

Il faut que tu te débarrasses de cette chose. Quitte à mourir avec. Ce serait encore mieux si elle pouvait disparaitre avec toi. Mais pour le moment, ton instinct primaire veut juste que cela cesse. La présence étrangère, la douleur, cette foutue encre qui n’arrête pas de bouger sur ton corps…

Tu te lèves, enfilant le manteau parfaitement coupé mais trop large pour tes épaules. Rangeant le carnet dans la poche intérieure. Ce manteau, c’est celui du sorcier resté en Irlande. Celui qui ne doit pas te trouver. Celui auquel tu as faussé compagnie à l’aéroport. Celui qui t’a passé cette bague… tu ne sais pas encore quoi faire de l’anneau, le gardant sur toi pour le moment. Peut-être que tu pourras le revendre. C’est vrai que l’argent deviendra un souci, lorsque tu viendras à manquer de ces bouts de papier. Si tu ne meurs pas aujourd’hui.

Tu sors de la pièce, rangeant les clefs tout à côté du carnet.


La notion de temps t’échappe. Tu ne sais plus depuis combien de temps tu marches, mais il était trois heures et quart de l’après midi lorsque tu as donné ta montre à cette dame qui demandait l’heure. N’y attachant pas vraiment d’importance… où es-tu, maintenant ? Perdue… comme si cela changeait de l’habitude.

Tu as passé des heures à fixer tes pieds. Alors, forcément, lorsque tu lèves les yeux vers le poteau que tu viens juste de heurter, cela te fait un choc. Déjà, le poteau est immense. Ensuite, ce n’est pas un poteau mais une gouttière, et l’immeuble qui vient d’ébranler ta forme trop frêle est lui bien plus haut que celui dont tu t’es jetée la fois précédente. Alors ton corps se met en pilote automatique. Un peu morbide ledit pilote, il faut bien l’avouer, tu passes par l’entrée de service, l’odeur de la nourriture te prenant à la gorge. Restaurant ? Certainement, et pas désempli de ce que tu peux entendre… qu’importe ?

Tu continues ton ascension jusqu’en haut des escaliers. Un, deux, trois, quatre, cinq, six étages. C’est à bout de souffle que tu arrives sur le toit. Contemplant la ville…

Ouais, le soir tombe. Tu as marché des heures, tes jambes tremblent, tu es épuisée. Quand tu t’approches du bord, ton cerveau crevé tente d’évaluer la distance jusqu’en bas. Tes chances de mourir ? 0,902, quoique avec ce foutu serpent qui commence à s’agiter, tu n’es plus vraiment sûre. Le démon les rend proche de zéro. Qu’importe ?

Tu pries le hasard mathématique en fixant le bitume sur lequel tu comptes bien t’écraser. Plissant les yeux lorsque les derniers rayons du soleil t’aveuglent, s’éteignant à l’autre bout de la Tamise, tout au fond. Combien de gens vont-ils sauter comme toi, aujourd’hui ? Combien d’entre eux le feront pour supprimer leur propre existence, et combien d’entre eux sont dans ton cas, essayant seulement de faire partir un intrus présent depuis trop longtemps ?


Tu montes sur le rebord et puis écarte les bras, te tournant dos au vide.
Et puis tu te laisses tomber.





Ton dos craque sous l’impact
Lorsque le dragon étend ses ailes par-dessus ta forme.
Mais tu ne comprends pas tout de suite, parce qu’elles t’ont fait foutrement mal, ses ailes.
Alors tu penses que ton dos est seulement brisé.

Pourtant tes jambes sont fébriles et tu les sens trembler.
Et tu sens ton corps allongé en étoile de mer sur le bitume.
Douloureux, un peu tordu, hors d’haleine. Mais vivant.

Les ailes dans ton dos se rétractent
Icare raté.
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Ven 5 Oct - 16:28
Shit happens.

De tous les rendez-vous de la semaine, il a fallut qu'il ait le béguin pour celui-ci. Un type sans histoire. Sans trop d'argent non plus, qui s'est prit le luxe d'économiser pour pouvoir passer une heure avec lui? Le temps d'un repas dans un restaurant de quartier de banlieue. Monet aurait dit miteux. Pourtant la banalité et la simplicité lui convient pour une fois. L'histoire de ce monsieur le touche. Et même s'il n'a pas eu le courage d'aller plus loin qu'une simple conversation polie, Leopold sait très bien : c'est un de ces rendez vous sans lendemain ,dont il aurait aimé voir où la suite l'aurait mené.

Et oui. 

Shit happens.

Il sort rapidement du restaurant, venant plonger les mains dans ses poches. Pensif sur ce qu'il devait bien pouvoir faire de ce moment inutile passer à deux. Surement le garder dans le creux de sa mémoire, à jamais. Il s'avança vers la ruelle attenante au restaurant avant de rejoindre l'arrière cours, qui certes donnait sur les poubelles de l'établissement et la porte de service, mais surtout était un raccourci pour pouvoir passer dans une autre rue plus bondée. Où il pourrait plus facilement pouvoir faire appel à un taxi à cette heure.

C'est alors qu'en posant à peine le pas sur le pavé de cette ruelle, il voit une ombre sur le sol. Il ne comprend pas tout de suite ce que c'est. Il s'avance, hésitant, est ce que c'est ...

Une personne?

Il a le réflexe de venir regarder autour de lui, pouvoir s'il y avait quelqu'un. Mais non. Il continue alors de s'avancer avant de s'abaisser. Posant une main sur le dos de la personne. Face contre terre, il n'en ai pas sur mais ... on dirait qu'elle est tombée. Sa forme semble féminine, mais ce qu'il l'inquiète le plus c'est la trace éventuelle de sang.

Cette personne est en danger. Il ne sait pas si elle est consciente et n'ose pas la retourner.

Alors il garde une main posée sur elle, avant d'utiliser ses pouvoirs. Essayant de replacer le sang dans ce corps. Il ne l'avait jamais fait sur une autre personne. Il ne sait pas si ça va marcher. Il ne sait pas s'il est entrain de sacrifier sa propre santé ...

... mais il l'a fait passer avant lui sur ses priorités.


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Lun 3 Déc - 20:30
IcarusAnd if I jump off the roof tonight
Will I fly like Icarus ?
(I hope I'll fall like Icarus)
I did fly like Icarus
And I fell like Icarus
But Icarus didn’t have real wings to hit the ground
And save himself.


Tu as sauté comme Icare, et tu t’es plantée, comme Icare, sauf qu’il est mort, Icare qui voulait fuir le labyrinthe, il est mort alors qu’il s’était éprit de liberté. Et toi, Joah, toi c’est tout le contraire, toi tu as sauté pour mourir et parce que ça fait longtemps que tu as accepté de ne pas pouvoir fuir ta propre prison.

Et tu as sauté comme Icare
Mais Icare n’avait pas de dragon.

Tu t’es plantée au sol, et maintenant tu as tellement mal que tu ne peux plus bouger. Et tu as si mal que tu les entends à peine, ces pas qui se rapprochent, avant de sentir la présence de l’humain qui vient à tes côtés. Qu’est-ce qu’il fait ici, lui ? C’était une belle rue pour mourir, assez humide, assez sombre et miséreuse pour que tu sois sûre que personne ne te trouve à temps. Et pourtant, lui il est là, et tu ne connais ni son nom ni son visage, mais tu sens le dragon gronder un peu en toi lorsque quelques-uns de tes hématomes se résorbent. Qu’est-ce qu’il fait, bon sang ?


Arrêtez…


Elle est faible, ta voix. Si faible. Tu t’étrangles un peu, essayant de te redresser, très doucement, avant de cracher du sang sur les pavés. Le dos de tes habits est entièrement déchiré, laissant voir ton dos couvert de bleus et de coupures qui ne saignent plus. Et ce tatouage. Immense. Douloureux.

Tu tousses. Un moment, le rouge empli ta vision lorsque tu tentes de te retourner vers lui, pour le voir, pour le repousser. Tu portes une main à tes lèvres. Elles sont dans un sale état tes mains, Joah, regarde-toi, il y a des croûtes sur les phalanges et l’une des griffes du dragon y est imprimée. Et puis tu portes une main à la coupure à ta joue. Elle ne saigne pas beaucoup, c’est plus un coup qu’autre chose, un moignon d’aile sûrement. Tu pourrais presque sentir le bleu commencer à teinter ta peau. Quel tableau…


Ah, enfin. Tu distingues un peu la silhouette du bon samaritain qui s’est approché, et alors tu essayes de repousser sa main, l’éloigner, parce qu’il est hors de question que l’on te reconduise encore aux docteurs qui mentent et enferment dans ces putains de chambres capitonnées.

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