LONDRES, NOVEMBER
Londres. Capitale de l'Angleterre. Siège d'attention de toutes les antennes de tv du monde depuis quelques jours. La source de cet engouement ? Des vidéos circulantes sur youtube : un homme assassinant et éventrant des prostituées. Tout n'est qu'une question de temps avant la prochaine victime ...


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Hanne Andersen vient de passer modératrice ! On lui dit tous gg pour sa promotion parmi les staff o/

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Too bad to meet you again - ft. Alachou

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Sam 31 Mar - 19:08
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Parlons sans langue de bois ; la politique actuelle est un désastre et le Brexit une aberration sans nom. Mais après tout, l’Union Européenne n’est pas sans accrocs et certainement pas un modèle de démocratie. En fait, la démocratie n’existe plus réellement en ce monde. C’est un peu comme le communisme vous voyez ; c’est une jolie illusion, les gens y croient, mais ça se casse la gueule au bout d’un moment. Le truc, c’est que la démocratie n’a encore pas explicitement éliminé des millions de gens, du moins pas sous le couvert de l’égalité des hommes. Ça, c’est le propre du capitalisme. Mais ce serait un autre sujet et la direction de l’école va encore m’allumer si je pars sur ce terrain. Sachez juste que votre pâte à tartiner a du sang sur l’étiquette.


Une rumeur emplie l’amphithéâtre, et l’intervenante fixe un instant son public, un sourire crâne aux lèvres et une lueur amusée dans son regard. Remettant un instant en place ses cheveux sur ses épaules, elle s’avance jusqu’à l’ordinateur pour faire défiler la deuxième partie du diaporama, plaçant quelques mots sur une forme contemporaine vaguement tubulaire avant de retourner à des considérations d’ordre philosophique.

Elle fait les cent pas, agitant les bras et parlant fort, un peu trop peut-être parfois. De temps à autre, sa voix se fait plus dure alors qu’elle apostrophe un auditeur dissipé, le tirant de sa réflexion pour qu’il reporte son attention sur elle. La femme-soleil sourit beaucoup, s’emporte de temps à autre, alors que les images défilent derrière elle et qu’elle les commente avec dédain ou cynisme pour la plupart.


Ceci, voyez-vous, est l’exemple le plus concret de ce que nous appelons communément "foutage de gueule". Déjà, l’artiste -honnêtement cela me fait mal au cœur de l’appeler ainsi, mais l’autre terme est un peu moins bienséant, est un inconstant incapable de soutenir plus de trois mois la même idée. Son seul talent est d’être côté en bourse. Bon, assez parlé de ça. Un peu d’histoire maintenant.


Un éclat de rire, puis elle tourne sur ses talons et s’en va faire défiler la suite. Son ton se fait plus enflammé alors qu’elle énonce quelques dates, l’âge d’or de l’Angleterre et puis du Danemark, sans que personne n’arrive tellement à déterminer pourquoi. Quelques parallèles un peu étranges entre deux artistes totalement inconnus, puis elle se lance sur un certain Kleist et son ton se fait plus tendre. Continuer, suivre le fil rouge, la politique dans l’art, et malgré ses digressions constantes elle semble y parvenir sans perdre l’auditoire. Elle cite quelques philosophes, remet ses lunettes jaunes en place sur son crâne, écarte ses bras où quelques bandages sont discernables sous ses manches. Ses pieds s’agitent nerveusement même lorsqu’elle s’assied à de rares instants. Son pantalon remonté sur ses chaussettes vert clair.


Pour conclure, il n’appartient qu’à vous de changer les choses. Ce n’est pas parce que le monde est comme ça depuis votre naissance qu’il ne peut pas évoluer. Battez-vous un peu.



____


Applaudissements. Après tes tirades et tes injonctions, l’auditoire transi te rend hommage, avant que le bruit des ordinateurs que l’on ferme et des cahiers que l’on range ne résonne. Tu restes un instant sur l’estrade, gratifiant d’un sourire les collègues qui te saluent et répondant aux questions de ceux qui osent venir s’approcher. Dans la foule présente, beaucoup de tes étudiants, mais la conférence ouverte au grand public a également attiré quelques historiens et professeurs. En plus de certains curieux. Au bout d’un moment, tu viens remettre tes lunettes en place, signifiant à la petite file que tu n’as pas plus de temps à lui accorder, et te fraies un chemin parmi les petits groupes restés pour débattre. A vrai dire. Tu n’as rien de prévu pour le reste de la journée, mais tu as reconnu un visage familier dans ceux qui souhaitent t’entretenir et il est HORS de question que tu ne lui accordes ne serait-ce qu’une minute de ton temps. Le professeur d’histoire est un homme entre deux âges, capitaliste au possible, mais un peu écologiste tout de même pour paraître un peu moins détestable aux yeux de ses amis politiciens.

Non, décidément, très peu pour toi.

Trottinant jusqu’à la sortie, ta sacoche jetée par-dessus ton épaule, tu t’engouffres dans la rue après avoir repeint tes lèvres moqueuses d’un rouge vif. Le long manteau posé sur tes épaules traine presque au sol et ses poches pleines de coupures de journaux et de notes ballotent doucement contre tes jambes, à un rythme tranquille.

Tu souris à ceux qui croisent ton regard, au serveur du restaurant indien, il est mignon d’ailleurs, et il a l’air gentil, peut-être que tu devrais l’inviter à boire un verre, un de ces jours. Tu souris, et tu ries un peu en voyant les enfants jouer dans le parc, solaire, sûre de toi ; tu sembles heureuse.

Cela fait des années que Londres t’appartient. Tu y as même laissé ta marque. Même si les lieux sont empreints d’histoires, de regrets et d’évènements parfois plus tragiques que glorieux…
C’est le seul endroit où tu puisses te sentir un peu chez toi.
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Alastor
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Lun 16 Avr - 12:00
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The best of us can find happiness, in misery
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L’humanité n’a pas évolué. Il a parcouru un grand bout de chemin, certes depuis la dernière fois qu’il y est allé. Mais rien n’a changé. Londres surtout. Grouillante encore et toujours. Agitée. Les mêmes vieux bâtiments crasseux qu’on tente de garder debout. Ils auraient dû tout détruire pour reconstruire. L’humain est trop attaché par le passé. Les guerres mondiales. Tout l’empêche d’avancer. De tourner la page. Tiens, étrangement comme les enfers, avec toutes ces tensions inutiles. Pourquoi ne pas tout raser … l’Histoire ne sert à rien, si on ne sait pas en garder les bonnes leçons. Il est loin, le Dieu rassemblant les peuples. Plus personnes ne croit aux dieux. Ils les ont depuis longtemps abandonnés.
Ce terrain de jeu a toujours pourtant était bien plus intéressant que le reste du monde. Ces créatures complexes si fragiles, des animaux encore. Loin de l’état larvaire, certes. Mais tout de même. Ignorant les enjeux qui se jouent autour d’eux. Aveuglées par leur petites vies misérables. Égoïstes. Se chamaillant pour des idées et des lopins de terres. Comme cela est amusant …

Les pas du démon l’emmènent sans qu’il ne sache où. Peu importe. Il observe le monde avec attention, constatant que rien n’a changé. Ce monde aime souffrir. C’est bien là l’ennui. Il le voit bien, à l’arrivée des âmes en enfer. Ils ont tous vus. Tout entendus. La télévision. L’information. L’ “internet”. Une toile. Il n’a toujours pas bien saisi comment cela marchait. Les âmes corrompus n’ont jamais été aussi nombreuses. Mais ils s’en moquent. Ne supplient plus … quel ennui. Tous bons à devenir démons. Progénitures répugnantes se prélassant dans la luxure, l’avidité, ou la colère. Tous. Les vertueux sont introuvables. Le monde a régressé.

Son regard et son ouïe attiré par les cris d’enfants, il se rapproche du parc où certains sont entrain de jouer. Sont-il déjà corrompus, eux aussi? Cela ne l’étonnerait guère. Il guette le signe d’une bagarre. Chamaille. Ou autre signe qui lui confirmerait ce qu’il pense. Mais à part les voir jouer. Rien de tout ceci. Ah. Alors il reste encore de quoi corrompre. De quoi s’amuser. Sans doute pour cette raison qu’il reste des démons dans cette ville. Tout n’est pas encore perdu. Il devrait s’en réjouir. Après tout. De voir le monde sombrer.
Mais si plus personne ne redoute les enfers, si plus personne ne craint le grand bourreau et les tortures.

Qu’adviendrait-il de lui ?

Il continue d’observer les enfants, un sourire étirant ses lèvres. Avant de tourner naturellement son regard vers l’aura familière d’un démon qui passe prêt de lui.

Sa mine se décomposant presque aussitôt.

Ce sourire. Cette touffe.

Jamais il n’aurait imaginé la croiser ici. Et de toutes les présences possibles. Il aurait bien voulu ne jamais la revoir. Dérangé dans sa balade qui reste malgré tout … interdite.

“Tiens tiens … voilà une rencontre fort déplaisante. Mais qui je pense saura me divertir.”

Il parle bassement, détourne la tête pour rester dos à elle. Elle le sentira assez pour savoir où il se trouve. Il n’a pas besoin de la regarder. Elle l’a d’ailleurs surement entendu. Ou pas. Peu importe. Il est prêt à la traquer si elle s’enfuit.

Même s’il sait qu’elle s'inquiétera de le voir aussi intéressé par la présence d’enfant.

Qui sait ce qu’il pourrait leur arriver.

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Lun 16 Avr - 22:37
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Ton regard traine sur les passants, tranquille. Le père qui tient la poussette à l’entrée du parc, brun, la trentaine, une barbe épaisse. Plutôt mignon. Et la femme assise à la terrasse du coin, ses cheveux clairs coulant en cascade sur ses épaules, la moue pensive, comme attendant quelqu’un. Damn. Tu irais bien t’asseoir un instant en face d’elle, un sourire charmeur, quelques paroles, juste assez pour lui faire oublier son rencard et la convaincre de venir noyer ses soucis avec toi. La promesse d’une bonne soirée en somme, loin de tes cours à préparer, des préparatifs pour la prochaine conférence, bref, trop de travail, assommant. Tu peux faire ça après l’amour, ou après t’être battue, peu importe, après tout un démon ne dors pas. Ce besoin de sommeil qui te manque tant, cruel rappel de ton humanité perdue. Il s’agit de trouver de quoi tuer le temps désormais…

La blonde semble avoir repéré ton manège, car voilà son regard posé sur toi désormais, un peu troublé, interrogatif. Tu lui offres un sourire narquois et un clin d’œil en retour, avant de continuer ta route. L’approcher, continuer ton chemin… que faire. Les gamins babillent toujours dans le parc, ajoutant à ta bonne humeur. Peut-être que tu devrais aller lui parler hein. Juste pour voir. Hm, oui. Bonne id-….


Et puis.
(C’était pas prévu, ça.)
(Pas dans ton planning.)
Cette aura.
(Franchement c’est bon, arrêtez vos conneries.)
(Tu n’es pas venue ici pour ça toi.)
Un démon.


Et merde. Enfin. Tout dépend dudit démon. Ces derniers s’avérant parfois être de bien meilleurs partenaires pour tromper l’ennui. Ce même manque de fatigue, l’ennui de l’éternité, l’endurance… ton sourire s’élargit un peu plus. Amusé. Tu en oublierais presque ta belle blonde.

Tu continues ta route. Ta masse de cheveux plutôt reconnaissable, difficile à manquer, c’est vrai. Ta tenue savamment négligée, ces poches décidément bien lourdes qui se baladent sur tes hanches, tranquilles. Ton regard de cendre clair cherche à accrocher la source de l’aura repérée. Faire cela avec une grande exactitude n’a jamais été ton point fort. Et il faut croire que tu as été plutôt distraite, car bien avant d’identifier l’homme qui se tient dos à toi, ses paroles te parviennent. Ton ouïe trop fine pour les manquer.

Tiens tiens … voilà une rencontre fort déplaisante. Mais qui je pense saura me divertir.

Tu te glaces.
Ton cœur rate un battement.

Cette voix. Cette silhouette.
Et merde.
(Certainement pas l’homme avec lequel tu rêves de passer une nuit.)

Cette façon de s’exprimer. Inchangeable, hein ? Ringarde. Désuète. Voire malsaine. Il se tient devant les enfants. Les observant sans aucun doute. Vieux dérangé. Quel genre d’esprit malade peut-il porter un gosse au centre de ses fantasmes ? Non mais…

Tu t’efforces à masquer le tremblement de tes mains. Même en le voyant de dos. En entendant sa voix. Des souvenirs désagréables te reviennent en mémoire. Les mois de torture… cette souffrance inimaginable. Aussi bien physique. Que mentale. Jamais tu n’avais autant souffert. Désiré mourir.

A ce jour, après la perte de tes enfants, ton plus regret est d’avoir déjà imploré son pardon. Tu étais faible. Encore plus humaine que démon. Tss.

Il y a des choses qui devraient rester en enfer.


Mais finalement. Grande gueule que tu es, tu t’avances vers lui. Après être restée gelée sur place quelques secondes. Ton regard assombri. Bien que ton sourire con ne reste sur tes lèvres ; insolent. Hors de question qu’il vienne assouvir ses fantasmes déviants sur l’un des gosses… ou qu’il ait la moindre satisfaction. Tant que tu seras là…

Les humains ont inventé des lieux dédiés à divertir les pervers de ton espèce.

Ta voix, acide. Moqueuse. Cet éternel accent toujours présent. Tu ne le regardes toujours pas en face. Fixant un point dans la terrasse d’en face. Non. Tu ne peux pas te résoudre à le regarder, pas encore. L’envie de t’enfuir en courant, loin de lui et de ce qu’il représente, te tord encore la poitrine.

Les magistrats se sont enfin lassés de toi ?

Et puis tu viens sortir une cigarette, l’allumant sans sortir de briquet. C’est bon, personne ne te voit. Et il n’y a pas de mal à retomber dans les mauvaises habitudes.

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Mer 16 Mai - 13:27
Il devine aisément la peur au fond de sa poitrine; tout son être transi de terreur d’entendre cette voix d’outre-tombe ressurgir et venir la hanter, même jusqu’ici. Il s’attendait à la voir détaler, fuir au plus vite ce démon qui doit surement parfois encore envahir son esprit au point de l’accaparer. Mais elle n’en fit rien. Et il n’eut pas à la rattraper. Ni à rajouter le moindre mot, pour qu’elle daigne vouloir se rapprocher de lui. La raison presque évidente. Il aurait pu le deviner. Elle n’a jamais été un de ces vermisseaux qui se traînait dans la boue devant vos pieds pour avoir ne serait-ce qu’une once de pitié de votre part. Non. Et même s’il est déjà parvenu à lui tirer des implorations, il la sait combative. Jusqu’au bout. Après tout, il sait faire craquer n’importe qui avec le temps. Mmm. Non peut être pas tous. Plus maintenant.


Les humains ont inventé des lieux dédiés à divertir les pervers de ton espèce.”


La réflexion faite lui tire un rire bref. Cynique. Mais tout de même amusé. Son ton est le même que le sien. Moqueuse. Toujours aussi insurgée et dissidente à ce qu’il voit. N’a-t-elle donc rien retenu de son séjour en enfer ? Toutes ces tortures pour rien. Elle fait parti de ces récalcitrants qui ternissent jour après jour son travail. La première d’une longue série.


Les magistrats se sont enfin lassés de toi ?


Le regard clair du bourreau ne quitte pas les marmots qui jouent dans l’espace conçu pour eux. Parqué comme des animaux. C’est ce qu’ils devraient faire de l’humanité. Des fermes. On les laisserait vivre avant l’abattoir. Il ne comprend toujours pas pourquoi la domination des démons sur les hommes n’est toujours pas aboutie. M’enfin, lui est la politique.


Il vient tendre le bras, saisissant la cigarette qu’elle vient d’allumer sur le bout de ses lèvres, avant d’observer l’objet de près. Intrigué. Alors c’est donc cela qu’il fume tous avant d’arriver dans ses geôles.


Tu aimerais mieux que ce soit le cas?


Il vient amener la cigarette à ses lèvres, venant tirer une bouffée comme s’il était un fumeur ordinaire, cherchant à analyser la composition. Nicotine. Ça c’est la dépendance. Mais le reste. Que des choses faites pour vous tuer à petite dose. Il comprend mieux. Il vient extraire la cigarette de ses lèvres avant de la tendre pour lui rendre, se débarrassant de la fumée par la même occasion, sans jamais la regarder.


Non. Je commence à me lasser … tu sais sans doute mieux que quiconque que c’est dangereux de me laisser sans une bonne occupation…


Son regard ne quitte pas les enfants. L’ennui a toujours mal desservi les intérêts des autres. Apprendre, expérimenter. Pour un bourreau cela signifie toujours la même chose. De nouvelles techniques de torture. Étudier les sujets et les soumettre à ces expérimentations. Analyser. Recommencer. Tuer souvent.


Et comme il est venu ici pour apprendre de la condition humaine actuelle. Autant dire que ce groupe d’enfants et leurs parents ont du mourons à se faire s’il n’a rien à faire dans les prochains jours…


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Lun 2 Juil - 13:37
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Terrifiée. Tu es tout bonnement terrifiée. Tu voudrais fuir, partir loin de lui, retourner te lover dans les bras de ton premier bourreau, aussi paradoxale soit cette envie. Retrouver la sécurité relative dont tu jouies à ses côtés, car Théodore ne peut plus t’atteindre, c’est fini, c’est-ce-pas ? Mais lui… oh, dieu, tu aurais voulu que son souvenir disparaisse aussi aisément que ton premier corps dans les flammes.

Tu es terrifiée mais tu ne fuis pas. La fuite ne fait pas partie de tes options dans l’immédiat. Il n’hésitera pas à faire une hécatombe, ou bien à te poursuivre à son tour, et tes flammes sont incapables de l’atteindre, tu l’as bien compris avec le temps. Resterait ta chaleur insoutenable, et même pour cela… tu es trop faible, non ? Tu en viens à regretter cette restriction d’âmes que tu t’imposes.

Ses doigts saisissant ta cigarette pour la porte à ses propres lèvres te font violemment sursauter, sans que tu ne réussisses à contenir à temps ce réflexe. Il a effleuré tes doigts dans le processus, te causant de ranger immédiatement ta main dans ta poche, pour en cacher le tremblement. Sa voix, et maintenant son contact…. Non… non, tu ne peux pas supporter ça.

Tu aimerais mieux que ce soit le cas ?

Tu ne réponds pas, observant d’un regard brûlant ses doigts te tendre à nouveau le bâton cancérigène, répondant simplement en le faisant se consumer entre les doigts du bourreau. Les flammes assez discrètes pour n’attirer personne, assez seulement pour le brûler, du moins, tu l’espères. Futile consolation… tu reportes ton regard devant toi. Inspirant profondément.

Non. Je commence à me lasser … tu sais sans doute mieux que quiconque que c’est dangereux de me laisser sans une bonne occupation…

Un rire étranglé. Tu forces ton sourire moqueur à prendre place sur tes lèvres carmines, acerbe. Serrant le poing enfoui dans ta poche ridiculement large.

En effet… je sais aussi que tu t’es toujours très bien débrouillé pour tromper ton ennui et innover…

Calme toi un peu. Ton cœur bat la chamade, erratique, tu as l’impression d’être en train de suffoquer. Démunie, encore sous le choc de cette rencontre indésirée… ah, si tu avais su… est-ce qu’il sent la terreur en train de t’étreindre ? Est-ce qu’il peut entendre ce foutu organe s’emballer ? Tu ne sais pas. Un instant, l’image de toi, suppliante et brisée devant lui, te revient. Lui demandant de ne pas s’en aller…

Retourne en enfer. Il n’y a rien pour toi ici.

Tes yeux commencent à te brûler, car tu te refuses à fermer ne serait-ce qu’un instant les paupières. Terrifiée à l’idée que l’obscurité furtive ne redevienne définitive, et d’entendre sa voix trop douce s’amuser de ton tourment, encore, avant de te laisser… encore une fois.

Un instant, une question revient hanter ton esprit et tu te mords le coin de la lèvre.

(Est-ce seulement réel ?...)


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Mar 10 Juil - 11:50
La cigarette se met à se consumer rapidement entre ses doigts, sans qu’il ne semble vraiment s’en préoccuper. Venant même la prendre dans son poing un moment, pour l’écraser et étouffer le feu. Puis venir la laisser tomber sur le sol en la relâchant. Juste devant Hanne. Sans doute pour lui montrer qu’il est toujours bel et bien immunisé contre son feu, qu’elle ne peut toujours pas l’atteindre par un tour de passe-passe aussi futile. Il reprend son bras vers lui, venant souffler un instant sur le restant de cendre collé dans le creux de sa main.

HANNE
En effet… je sais aussi que tu t’es toujours très bien débrouillé pour tromper ton ennui et innover…

Son rire moqueur n’est là que pour ponctuer ce ton déjà fort sarcastique. Il ne se sent en aucun cas touché par une telle constatation. Après tout, elle dit vrai. Et il est bel et bien ici pour trouver des solutions à cet ennui. Et bien que la croiser ne fait pas parti du plan, il doit avouer que cette rencontre totalement fortuite semble avoir été orchestrée par le destin. Comme si ça pouvait exister …

Tourner la tête vers elle ne sert à rien. Il sait parfaitement l’état dans laquelle elle se trouve d’être de nouveau face à lui. N’importe lequel de ses prisonniers et ses assistants anciennement torturés on la même réaction. La peur. La terreur. Il a toujours aimé faire naître se sentir chez les autres, envers lui. Plus depuis quelques temps…


HANNE
Retourne en enfer. Il n’y a rien pour toi ici.


Son regard vient enfin détacher le groupe d’enfants pour la regarder. L’observer. Il doit le reconnaître. Elle a l’air en forme. Assez bien remise de son passage dans ses geôles. Elle est terrifiée certes… mais elle a de nouveau le courage ou l’affront de lui donner cet ordre : partir. Rester loin d’elle sans doute.


ALASTOR
J’ai du mal à croire que c’est bien toi qui me lance ces mots… il fut un temps où tu me suppliais de te rejoindre.

Il fait un pas dans sa direction, se rapprochant, autant que sa voix ne se fait bien plus grave et sombre. Murmurant.


ALASTOR
Est-ce que la Hanne que j’ai connu est définitivement morte… ?

Ses mains plongent dans ses poches de pantalons, ne faisant pas plus de gestes envers elle. Restant parfaitement calme. Il veut en être certain.


ALASTOR
Que se passerait-il… si j’éteignais encore la lumière ?


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Mer 11 Juil - 14:54
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Tu n’as jamais su pourquoi tu finis toujours par t’attacher aux mauvaises personnes.

Durant des mois, tu as tout supporté ; après la trahison de Franz, ton arrivée dans les geôles du bourreau s’étaient ensuivies d’une série de tortures physiques qui t’avaient fait connaître une douleur qui t’apparaissait inimaginable autrefois. Ta propre immolation n’était rien face à tout cela. Pourtant, ton corps finissait toujours par se regénérer ; la douleur par disparaitre, le feu englobait ton corps et cautérisait tes plaies. De ces tortures physiques, tu ne gardes aucune marque. Seule une panique sourde, quelquefois, lorsque ton compagnon de la nuit s’emballe et tente de t’étrangler ; manque d’air.

Pourtant. Alastor n’avait jamais fait partie de ces idiots qui s’acharnaient sur la même méthode jusqu’à briser et tuer leur sujet d’expérience. Non. Une fois certain que les coups ne suffiraient pas à éteindre le feu dans ton regard, ce dernier s’était tourné vers des méthodes bien plus sournoises, et contre lesquelles, malheureusement, tu restes toujours aussi faible aujourd’hui.

Le mental…



Humaine, la douleur physique ne t’avait jamais effrayée. Ni l’effort, ni les coupures ou les bleus ne t’avaient jamais dissuadée. Tu avais parcouru deux océans, t’étais rendue dans bien des coins du globe que nombre de tes contemporains n’osaient explorer. Tu avais connu la faim, le froid, t’étais évanouie sous une chaleur trop intense, tu t’étais battue, enfuie, tu avais donné la vie à une petite fille et tu avais supporté la charge de tes enfants jusqu’à ce que ton esprit ne soit le premier à céder.

Ton corps ne t’avait jamais trahi, contrairement à ce psyché que le bourreau n’eut, au final, aucun mal à influencer. Le noir, la solitude, le désespoir, tu t’étais avérée bien plus faible face à tout cela. Des années passées à hurler dans ta cellule, tes yeux voilés d’un linceul sombre qui ne laissait rien passer. Des années à l’injurier lui, puis céder aux larmes jusqu’à ce que la solitude ne devienne insoutenable et ne te brise tout à fait. Alors, oui. Tu l’avais appelé. Tu l’avais supplié de rester, lorsqu’il repartait, parce que sa présence était la seule chose qui te permettait de t’ancrer à nouveau dans la réalité.

Alors au fil des années, pour ne pas succomber et dans une réaction profondément humaine, tu avais fini par t’attacher à lui. Tout en sachant que cela n’était pas normal ; que tu revivais tes heures les plus sombres de ta vie d’avant, celle durant laquelle tu rêvais de foutre le feu pour déclarer ta flamme à un autre bourreau. Pathétique…

Pathétique, oui. Pourtant tu étais partie, enfin. Tu l’avais quitté. Trahi. Jurant de ne plus jamais retourner dans ce lieu qui sent le soufre, puis passant du soulagement à la solitude et aux larmes, à nouveau, lorsque cette chère terre, si humaine, que tu avais pris tant de temps à rejoindre, s’était avérée incapable de te comprendre, inadaptée.


J’ai du mal à croire que c’est bien toi qui me lance ces mots… il fut un temps où tu me suppliais de te rejoindre.


Ah, il n’a pas changé. Après avoir jeter les cendres de cette cigarette à tes pieds, le bourreau se rapproche, déclenchant un frisson horrible le long de ton échine. Le supplier de rester… combien de fois l’as-tu rappelé, une fois sur terre ? Lorsque les médicaments parlaient pour toi, te laissant horrifiée par tes propres paroles après coup. Après la mort de ton ami, quand tu t’es trouvée seule, à nouveau.

Il est vrai que ton psychiatre a fait des merveilles, au fil des décennies. Malgré cela, malgré toutes ces préparations au cas où le fantôme du bourreau reviendrait te hanter… tu ne sais plus comment réagir.


Fut. C’est du passé.


Premier mensonge.


Est-ce que la Hanne que j’ai connu est définitivement morte… ?


Sa voix s’est baissée, plus grave et sombre. Te faisant tressaillir comme s’il t’avait frappée, alors qu’Alastor n’a pas levé la main sur toi. Ne faisant que plonger ces dernières dans les poches de son vêtement. Tu sens son regard sur toi, sans le lui rendre, tes propres iris figées sur un point dans le néant devant toi. Ta vision un peu brouillée, de plus en plus douloureuse. Tes mains sont crispées et ton cœur s’emballe, erratique. Tu commences à manquer d’air…


Que se passerait-il… si j’éteignais encore la lumière ?


Ton corps se crispe encore plus, si c’était seulement possible. Tes yeux s’écarquillant à ses paroles, alors que tu viens finalement lentement tourner ton regard vers lui, pour la première fois, sans réussir ou même songer à masquer l’horreur présente dans tes prunelles. Tu serres les dents. La colère commençant à monter, de paire avec cette terreur qui te paralyse sur place. Ta voix est un murmure amer.


— Tu n’éteindras rien du tout.


Une pause. Maintenant que ton regard s’est posé sur lui, tu n’arrives plus à t’en détacher. Colère, rancœur, terreur… fascination ? Non. Tu n’arrives pas à déterminer quel est ce sentiment parasite au fond de tes tripes. Celui qu’il a planté il y a plus d’un siècle. Tu déglutis difficilement, prenant une longue inspiration, manquant décidément d’air… prononcer son nom t’écorche les lèvres. Peut-il voir le tremblement de ton corps, malgré tes efforts pour le contrôler ?


Le passé est mort, Alastor. Et toi. Tu appartiens au passé.




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Mer 25 Juil - 16:16
Fut. C’est du passé.


Elle voulait s’en persuader. Il le savait. Il ressentait presque son frisson. Il avait pris assez de temps pour connaître ses réactions face à lui. Et comme au tout début de leur rencontre, pour le moment elle restait fermée. Essayant comme elle le pouvait de combattre contre une certaine agression envers elle. Comme un animal qu’on avait acculé contre un mur et qui cherchait vainement à se défendre de petit coup de patte chétif. C’est tel qu’il la voyait à présent. Et dire que cela ne l’amusait pas serait mentir.

Elle se mentait à elle même. Peut être un moyen de se rassurer, car elle était morte de peur. Elle ne le regardait pas en face. Ses mains restaient crispés. Et il était assez attentif et proche pour sentir que son coeur battait la chamade. Alors quand enfin elle comprit qu'il la menaçait indirectement par cette demande, elle osa enfin un regard vers lui Sa réaction contrastait totalement avec sa réponse.

Tu n'éteindras rien du tout.


Sa terreur était bien plus que palpable, Et elle ne pouvait plus lutter. Comme toujours, il s’en amusait grandement. La voir forcer, tout faire pour ne pas donner raison à ses craintes et ne surtout pas s’y abandonner. Oh non. Elle n’était pas encore totalement disparue.

Le passé est mort Alastor.


Pour autant, il n’était pas encore mort. Cette personne du passé était encore bel et bien vivante. Et devant elle. Si ce qu’ils avaient vécus ensemble était révolu, cela il voulait encore le concevoir, alors qu’en serait-il de leur futur ? Ô combien l’effort pour elle fut considérable, il comptait bien sur sa peur pour la briser une nouvelle fois. Lui prouver que non. Tout peut encore redevenir comme avant.

Il se rapprocha pour pour briser le dernier mètre, se penchant du côté de son oreille, venant également poser une main sur son bras. Un geste nécessaire … avant de murmurer.

Le passé est passé, effectivement. Mais il fait de toi ce que tu es.
Ne le renie jamais.



Il resserra sa prise sur son bras, prenant le temps de promener son souffle sur le creux de son oreille. Le timbre encore plus profond.

Ne t’inquiètes pas. A partir de maintenant ce sera plus facile pour moi
de te rejoindre, à chaque fois que tu m'appelleras.



Ignorer toutes ces fois, où planté sur ce pic par les anges, il avait entendu un appel, ça aurait été le desservir. Il savait très bien le nombre de fois où elle prononcé son nom… il s’écarta brutalement d’elle, bien plus vite qu’il ne s’était approché, revenant tourner son regard vers les enfants, avant d’utiliser son pouvoir pour se faire décrocher une branche bien trop fébrile de l’arbre au dessus du parc pour enfant …


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Jeu 26 Juil - 15:03
Too bad to meet you againI got a brand new attitude
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I wanna start a fight
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Ton cœur va exploser. Ou alors, tu vas défaillir avant. Bonne question... Qui va craquer en premier ? Ton corps, soumis à une pression trop intense, ou bien ton esprit, ton pauvre esprit mis à mal et qui menace de s'effondrer désormais ? Tu ne sais pas. Tu n'en peux plus. Tout ton corps tremble, alors que tu continues de le fixer, incapable de détacher ton regard du sien, si clair... Tu devines aisément qu'il a senti tes réactions, ta terreur, et que cette dernière doit grandement l'amuser et flatter son ego. Alors que le tien part en pièces, au fil des instants qu'il laisse traîner. La honte te tord le ventre...

Honte d'être si faible malgré les années passées à te reconstruire. Honte d'être encore brisée, encore fragile à son souvenir, honte que ce démon qui s'est employé à te casser et te remodeler à sa propre image n'inspire encore en toi cette terreur indicible.

Tu as honte, car la colère qui te tord la poitrine n'arrive pas à sortir. Car tu ne parviens plus à faire de cette dernière l'arme qu'elle aurait dû être, car tu te sais trop faible face à lui. Tu ne maîtrises pas tes capacités comme tu le devrais. T'y ayant refusée une fois retournée sur terre, car ces dernières t'éloignaient trop de cette humanité dans laquelle tu rêvais de te fondre, encore...

Le revoir face à toi est une claque. Une piqûre de rappel, un rappel cruel qui prend la voix du bourreau dans ton esprit affolé. "Allons, Hanne. Tu n'es plus humaine, c'est fini maintenant. Tu ne le seras plus jamais. Tu n'appartiendra plus jamais à cette espèce si faible gouvernée par les émotions primitives d'un animal égoïste et à l'affût.". Tu n'es plus humaine....


Alastor : Le passé est passé, effectivement. Mais il fait de toi ce que tu es. Ne le renie jamais.


Il s'est rapproché, brisant la distance pour poser une main sur ton bras tétanisé. Se penchant par le même temps au creux de ton oreille...

Tétanisée. Tu es tétanisée. Ton corps entier s'est figé au contact et ton cœur bat si fort que cela en devient douloureux. Le bourreau le sait. Il est parfaitement conscience de tes réactions à son approche, à son contact. Et lorsque ce dernier vient resserrer sa prise sur ton bras, lorsqu'il laisse traîner son souffle au creux de ton oreille, si proche, tu n'y tiens plus.

Ton corps se brise le premier.

Tu te mets à trembler. Un tremblement incontrôlable qui part de tes épaules et coule le long de tes jambes. Lui peut le sentir, aussi proche de toi, car ton avant bras tremble sous sa prise, ton visage juste à côté de ses lèvres, les effleurant parfois dans ce mouvement involontaire, te faisant paniquer encore plus...


Alastor : Ne t'inquiète pas. À partir de maintenant, ce sera plus facile pour moi de te rejoindre, à chaque fois que tu m'appelleras.


Le bourreau se retire brusquement, te laissant choquée, sonnée, le regard rivé devant toi, incapable de formuler le moindre mot, la moindre pensée cohérente. Tu le fixes toujours, l'endroit où il t'a touchée te semblant presque douloureux. Tu y portes une main tremblante, avant de suivre son regard qui s'est porté vers le parc à enfants, et cette branche....

...Q...Quoi ?

Tes yeux s'écarquillent. Tu n'arrives pas à parler, hurler, alors brusquement et sous le coup de l'angoisse, tes pupilles se fendent et tes iris se teintent de ce jaune caractéristique. Heureusement encore que tes verres transparents sont là pour en masquer la couleur...

La branche qui se détache s'enflamme brusquement, provoquant une série de cris affolés de claques côtés du parc. Elle descend, les flammes dansant tout autour, la calcinant à une vitesse qui n'a rien de naturel. Au moment où il touche terre, le bois est déjà réduit en cendres.


Hanne : Arrête ça...


Ta voix, faible. Si faible, si étranglée. Tu resserres ta prise autour de ton propre bras, incapable de contrôler l'horreur qui fait chauffer ton corps et menace de t'enflammer. Alors que quelques flammes dissidentes continuent de ronger les branches de l'arbre encore droit et fier, propageant l'incendie...
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Alastor
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Lun 8 Oct - 9:51
Ses yeux clairs et perçant suivirent le mouvement de cette branche, qui comme prévu, s'enflamma presque aussitôt. Le sourire satisfait du bourreau s'afficha rapidement sur ses lèvres ; elle avait précisément réagi comme il l'avait pensé. La panique était bien présente, au point où elle était incapable de la maîtriser. Cette petite leçon avait bien entendu un but. Le même qu'autrefois. Si jamais elle s'était mise à pensée parmi les mortels qu'elle pourrait redevenir comme eux ... c'était une bien faible illusion. Stupide. Dont il devait y mettre un terme rapidement. Il n'avait pas eu spécialement envie de se servir d'elle, en la revoyant près de ce parc. Ni l'envie même de vraiment la revoir, ou de la faire replonger. 

Mais c'était devenu si tentant.

Comme retrouver une vieille amie. Des habitudes, comme si cette routine entre eux pouvait se réinstaller à tout moment, comme si de rien n'était. Sauf que ce "rien n'était" s'était réellement passé. Et que c'était encore bien trop récent pour qu'il puisse l'oublier. Ou pardonner. La branche enflammée percuta le sol, laissant s'éparpiller les cendres encore rougeoyantes, alors que les flammes se propageait toujours sur l'arbre. 

Les yeux du démon fixèrent ces flammes, alors que les cris lui parvenaient déjà depuis quelques secondes. Ce feu ravageur qui lui venait du fond des tripes. Pourquoi est ce qu'elle ne l'acceptait pas ? Pourquoi est ce qu'elle ne le voyait pas ... qu'elle était tout comme lui. Qu'elle n'existait plus que pour répandre le Mal. Faire du mal. Et aimer le faire.

Arrête ça ...


Le coin de sa bouche s'étira un peu plus. Satisfait d'autant plus. Il plongea ses mains dans ses poches, attendant un peu. Que se feu se propage plus. Que les flammes menaçantes ne dévore trop cet arbre innocent.

Supplie-moi.


Il ne la regardait toujours pas. Son timbre de voix semblait pourtant pressant, alors que l'un de ses poings se serra doucement dans cette poche. Le feu devant eux semblait d'un coup prendre plus d'ampleur. Alors qu'un vent faible se levait autour d'eux.


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